samedi 24 mai 2008

Quand les mots tapent plus fort que les coups...

Suite aux récents évenements, j'ai décidé de faire le point sur mes pensees pour touner la page... Il n'y a vraiment pas que la separation physique qui nous permet de grandir mais aussi la separation affective...
La separation physique celle dont je parle est la mort nous fait rappeler qu'on est que des etres vivants pouvant à chaque instant partir, on se rememore les bons moments occultant les mauvais, pour ne garder que l'affectif en nous pour pouvoir affronter l'avenir sans que la personne soit presente physiquement, c'est reconfortant.
Quand la separation est affective (qui est souvent accompagnée d'une separation physique sans que celle ci passe par le deces), la souffrance est differente apparentée peut etre je me trompe à l'enfant né sous X, ou l'enfant abandonné, le parent délaissé...

Pour ma part, le seul benefice que j'y trouve c'est que je sais ce que mes parents, et une de mes soeurs, pensent de moi, la supposition n'est plus de mise. ça fait mal sur le coup mais quelques parts soulagés aussi de ne pas être "folle". Je n'ai pas été une enfant ni une ado modele mais j'ai le reconnait mais je n'ai pas été non plus ni tyrannique ni mauvaise et loin de ce que je peux lire sur les enfants terribles ! La maladie n'a jamais été accepté, mais elle fait parti de moi, la renier c'est renier une partie de moi, elle m'a beaucoup apporté et m'a construite. Elle a fait de moi ce que je suis aujourd'hui mais pas seulement, les reactions de l'entourage aussi. Je crois que j'ai voulu les proteger de l'evolution de ma maladie jusqu'a ce que je ne veuille supporter que mon poids. J'etais persuadé qu'a partir du moment ou je serai mere je comprendrai, la peur d'avoir un enfant malade qui nous a longtemps hanté plusieurs moi pour ma maladie, on est pas a l'abri que Cléo developpe a son tour un diabete, mais on s'est preparé, on a beaucoup parlé...du coup, toutes ses reactions que je pensais comprendre...le resultat est que je suis plus dans l'incomprehension que dans le pardon....et aujourd'hui je ne pense plus qu'il soit indispensable que je pardonne pour avancer. Je pense egalement que quand on se sens depasser par un evenement il faut pas hesiter à se faire aider...

J'ai mis quelques citations qui refletent un peu mes pensees :

Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles. [Tristan Bernard]

Si on entretient plus la peur que le respect, il n'y a plus de communication possible... Pour que notre enfant nous respecte il faut aussi le respecter en tant qu'enfant, il ne faut pas confondre la fermeté ainsi que l'autorité avec soumission de l'enfant...

Dommage qu'on ne connaisse ses parents que lorsqu'ils commencent à vieillir, à perdre ce qui faisait d'eux des êtres humains. [Julien Green]

rien a dire en plus pour ma part

L'âge de raison est l'âge à partir duquel on peut avoir raison sans recevoir une gifle de ses parents. [Noctuel]

heureusement qu'on peut s'emanciper moralement

Avoir des enfants ne fait pas plus de vous des parents qu'avoir un piano ne fait de vous un pianiste. [Michael Levine]

un apprentissage de chaque jour, la biologie, la filiation du sang n'est pas suffisant.

Les enfants sont les symptômes des parents. [Françoise Dolto]

A mediter fortement

Parent c'est un métier dans lequel il est impossible de réussir, il faut se contenter de faire le moins mal possible. [Bernard Werber]

...et savoir reconnaitre qu'on puisse faire des erreurs, nous ne sommes que des etres humains

Un enfant qui pose une question, c'est la voix de tout un monde qui veut s'améliorer. [Tristan Bernard]

Je crois qu'avec Cléo le monde a de l'avenir...

Les parents ne découvrent que très tard - trop tard parfois, hélas ! - qu'il est difficile de se faire aimer par leurs enfants. [Maurice Toesca]

je crois que pour mes parents c'est "trop tard [...], hélas !", riche de cet enseignement, que ce soit pour un enfant ou un couple, rien n'est jamais acquis. L'amour, comme l'amitié a besoin d'etre entretenu et connu je crois...

A l'heure qu'il est, je ne suis plus en colere puisque j'ai pu m'exprimé par mail sur mes sentiments, le passé construit notre futur, je tacherai de garder toujours ça en tete pour notre fille, de reconnaitre mes erreurs car on est jamais un parent parfait, d'être à l'ecoute meme quand ça me fait pas forcement plaisir, et de l'aimer pour ce qu'elle est et ce qu'elle deviendra. Elle me repprochera surement des choses comme tout enfant mais à ce moment là, je ne fuirai pas quelque soit son âge...elle sera toujours notre fille...

Je ne publierai aucun commentaire relative directement à mes parents, ou a ma soeur, malgre les griefs, ils sont des etres humains avec leurs pensees et eux aussi leurs blessures par contre je veux bien tout commentaire sur la relation parents enfants, la resilience etc...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

ton texte est magnifiquement écrit et très touchant.
Moi avec mes parents je n'ai pas connu tout ça.
Mon père était plus absent au début de mon handicap et énormemément de conflits au fil des années. Mais fort heureusement depuis que je n'habite plus chez eux tout va bien et ma relation avec Eddie le rend le pus heureux des papa.
Tandis qu'avec ma mère l'amour est très fort, elle est tout pour moi, ma mère, ma soeur, ma confidente bref c'est ma raison de vivre.
J'ai plus de souci avec mon grand frère qui lui n'a jamais accepté que son frère et sa soeur est un handicap alors que lui il n'a rien. Du coup, il est très distant et ne supporte pas qu'on lui reproche quelque chose. Et avec mon petit frère on s'engueule mais on s'aime plus que tout, on se comprend très bien et l'handicap nous rapproche.
Même si il y a des coups de gueule, ma famille est toujours là pour m'aider et elle compte énormément pour moi.
Voilà mes relations avec ma famille qui est plutôt banal mais très enrichissante.
Elise

SHANESIA44 a dit…

Merci Elise pour ton temoignage, dis moi tu penses que tes parents t'ont plutot surproteger ou ton aider à aller de l'avant tout en accompagnant ?
Quand j'ai commencé à regarder de plus pres la triangulaire parent/enfant/handicap j'ai remarqué qu'ils y avaient principalement 3 catégories de reactions :
le deni
la surprotection
et l'accompagnement
Chaque categorie se redivise aussi mais c'est ce qui ressort le plus d'ou ma question...
J'esper que votre projet avance
bisous

Anonyme a dit…

Je connais, hélas, que trop bien ce sentiment de rejet!!!!!!
Pas facile de grandir dans une famille, quand on est un enfant non désiré comme je l'ai été.
Déjà, très jeune, j'ai senti ce sentiment d'injustice avec ma mère.
On n'arrêtait pas de me répéter que je n'étais pas la bienvenue dans ce monde, puisque mes parents voulaient à tout prix un garçon.
Ensuite, ça n'a été que mépris et réprimandes tout au long de ma jeunesse, et une partie de ma vie.
Dans le genre "famille Thénardier", et moi, j'étais un peu "Cosette".
Plus tard, quand j'ai commencé à travailler, il a fallu que je donne mon salaire et si j'avais le malheur de demander quelque chose, c'était la croix et la bannière.
Je me suis donc élevée un peu toute seule, dans l'injustice et l'ingratitude de ma mère surtout.
Ma soeur, qui était l'ainée, avait tous les droits, c'est un peu elle qui commandait à la maison.
Après moi, mon frère est arrivé, alors là, on lui aurait donné le bon dieu sans confession, puisque c'était le garçon que mes parents voulaient.
Ma plus jeune soeur est arrivée ensuite, et comme c'était la dernière de la famille, je te raconte pas un peu.
Malgré moi, je m'étais faite à cette idée.
Ce qui m'a mis le plus en colère, c'est que ma mère a perpétué cette injustice avec ses petits enfants.
Et quand je leur racontais mon histoire, à table, on me prenait un peu pour une parano!!!
Je ne les ai jamais empêché de voir leurs grands parents, ils se sont rendus compte d'eux même comment ils étaient.
J'ai souvent passé l'éponge et fait le 1er pas, mais celà ne durait pas longtemps.
J'ai donc tiré un trait définitif et depuis quelques années, je n'ai plus aucune relation que ce soient avec mes parents, qu'avec le reste de la famille, à part ma plus jeune soeur.
J''espère avoir été une bonne maman, même si quelque fois, ça n'a pas toujours été facile.
Et je serai une grand mère comme tous les petits enfants rèvent d'avoir.
Mais comment ne pas craquer quand on voit Mathéo et Cléo. Ils sont tellement adorables tous les 2, même s'il faut mettre des barrières à Mathéo de temps en temps.
Ninie, tu fais le bonheur de Sylvain , comme lui fait le tien, c'est le plus important à mes yeux, voir le bonheur de mes enfants.
De plus, tu es une maman extraordinaire, et Cléo, c'est vorte rayon de soleil qui apporte de la joie dans votre couple.
Avec papy, nous vous aimons plus que tout et nous serons toujours là pour vous.
Nous vous embrassons tous les 3 très fort.
Nous vous envoyons un wagon de gros bisous.
Mamie Pirette

Anonyme a dit…

Pour répondre à ta question (avec un peu de retard) mes parents m'ont aidé à aller de l'avant sans eux je ne seraient pas ce que je suis. Ils n'ont jamais fait de préférence entre moi et mes frères j'avais les mêmes règles qu'eux. Tu as raison quand tu dis qu'il y' a 3 catégories quand je prends ma famille (oncle tante cousin) je ressens ces catégories. Mais c'est vrai que le plus important à mes yeux ce sont mes parents, mes frères et mes grands-parents et ce qu'ils m'apportent me convient tout à fait le reste je n'y prête moins attention.
Bisous

Elise